Au chapitre Oser
http://www.youtube.com/watch?v=BI_HOPqcRFA&feature=player_embedded
J'adore !
Ssl-coaching : Espérer ou ... Agir
BIENVENUE sur le blog de Sylvie Sougey - faciliter les métamorphoses individuelles et collectives des hommes et des femmes au travail.
"J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer" (Michel Ange)
31 mai 2011
19 janvier 2011
Quel travail dans 20 ans ?
« Quel travail dans 20 ans ? »
Tel est le thème de l'étude prospective conduit par Aravis/Anact auprès de 80 acteurs de la région Rhône-Alpes.
Il s'en dégage 5 scénarios :
1- La fin des collectifs est une judiciarisation des relations professionnelles.
Un désengagement progressif de l'Etat et des collectivités territoriales de la politique de soutien au développement économique qui conduit les entreprises à renforcer leur compétitivité. On assiste à une marchandisation du travail avec un modèle de contractualisation client/fournisseur qui supplée le classique contrat employeur/salarié, une individualisation extrême du travail et des processus de régulation sociale qui se déplacent des syndicats vers les tribunaux.
2 - La responsabilité sociétale
Le sentiment d'une crise de système se répand avec les dysfonctionnements du monde du travail et se conjugue à un mouvement de fond éthique et responsable plus positif pour faire évoluer les modes de gouvernance et créer de nouveaux équilibres.
Le nouveau contrat économique s'articule autour de la contribution active de tous les acteurs publics et privés en matière d'emploi, de formation mais aussi de santé, de transport, de vie sociale dans des logiques d'inclusion sociale.
3- Des normes à tous les niveaux
Après une crise sociale d’envergure, l’État reprend la main dans un cadre européen et impose un modèle socio-économique répondant à la demande de « sécurité sociale » des populations.
On assiste à une standardisation des modèles de gestion imposés aux directions d’entreprise et aux salariés assortis de pénalités en cas de manquement de respect aux règles. Les réseaux sociaux servent de lieu de contestation à un contrôle social vécu comme trop pesant par une partie de la population.
4 – Le devoir de travail
Face à l’intensification de la concurrence économique internationale, les entreprises cherchent la solution dans une recherche effrénée de productivité. L’urgence et l’immédiateté les conduisent à transformer les ressources humaines en variables d’ajustement. Le travail est une contribution obligatoire pesant sur les individus avec différents niveaux d’incitation et de sanction.
Les pouvoirs publics mettent en œuvre une politique de soutien aux entreprises leader. L’emploi se répartit entre les « intégrés » et les « exclus ». La question de l’emploi prend le pas sur la question des conditions de travail. Les pouvoirs publics mettent alors en place le revenu minimum d’existence.
5- Produire hors emploi
Nous assistons à la fracture d’une élite économique de travailleurs salariés et une nombreuse main d’œuvre d’appoint précaire. L’activité prend le pas sur le travail salarié avec des périodes professionnelles de transition qui s’allongent et se diversifient. Les liens familiaux/sociaux sont investis en priorité pour limiter les dépenses en instaurant des modes de fonctionnement de survie.
Pour lutter contre un risque d’éclatement social, les collectivités territoriales misent sur un véritable dialogue sociétal réunissant citoyens, entreprises, monde associatif, élus locaux…
Une étude intéressante qui renvoie chacun à sa responsabilité de citoyen dans la construction de ce monde en devenir.
Et vous, à quel scénario travaillez-vous, à votre échelle ?
26 décembre 2010
A propos du bonheur et de la meilleure façon d'être heureux
Nous sommes dans la saison des voeux.
A propos du bonheur, cette vidéo de Dan Gilbert, professeur de psychologie au Harvard College de Harvard University et connu pour ses travaux en psychologie sociale, nous parle de l'incroyable capacité qu'à notre cerveau pour trouver des ressources face à toutes les situations - pour notre plus grand bonheur...
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/dan_gilbert_asks_why_are_we_happy.html
De quoi se préparer à recevoir pleinement les prochains cadeaux de la vie :)
A propos du bonheur, cette vidéo de Dan Gilbert, professeur de psychologie au Harvard College de Harvard University et connu pour ses travaux en psychologie sociale, nous parle de l'incroyable capacité qu'à notre cerveau pour trouver des ressources face à toutes les situations - pour notre plus grand bonheur...
http://www.ted.com/talks/lang/fre_fr/dan_gilbert_asks_why_are_we_happy.html
De quoi se préparer à recevoir pleinement les prochains cadeaux de la vie :)
1 novembre 2010
Merci Automne
Automne est là, avec ses odeurs de forêt, ses langueurs et ses « coins du feu » douillets ; une invitation, comme la sève redescend dans l’arbre, à se retirer en soi.
Depuis des années, je travaille sur la notion de capital-énergie.
Connaitre et savoir utiliser ses sources d’énergie positive, les pensées/ activités/ personnes qui nous donnent « du jus ». Identifier ses fuites d’énergie, les pensées/ activités/ personnes qui « nous pompent » ; chacun d’entre nous a sa propre supply chain énergétique, ses propres équilibres ou déséquilibres qui influencent directement notre état émotionnel et donc notre façon d’être au monde.
Pourquoi cette notion ? Parce que (ne nous leurrons pas !), il ne suffit pas d’avoir une bonne hygiène de vie (nourriture, sommeil, sport) pour que tout aille bien dans nos vies. Notre vitalité, notre santé reposent aussi sur notre capacité à satisfaire nos besoins profonds c'est-à-dire à respecter notre propre nature.
Nous sommes tous sur-adaptés
Combien de personnes connaissez-vous qui peuvent se vanter de vraiment éprouver une pleine joie de vivre? Pas beaucoup de nos jours. La plupart "fonctionnent" en s’adaptant à leur environnement : parvenir (à peu près) à faire son travail, à payer ses factures, à afficher un sourire « clic-clac » en croisant un voisin au centre commercial et, pour les plus chanceux, aller passer 2 semaines par an au soleil. Pas vraiment ce qu’on appelle le bonheur …
Le film de Yves Lartigau "L'homme qui voulait vivre sa vie" qui sort cette semaine illustre parfaitement cette façon de vivre à coté de sa vie.
Le film de Yves Lartigau "L'homme qui voulait vivre sa vie" qui sort cette semaine illustre parfaitement cette façon de vivre à coté de sa vie.
Dans le film, c'est un accident qui crée la rupture. Le plus souvent, mal-être, stress, perte de sens, addictions, antidépresseurs et autres drogues légales, …ces personnes auraient-elles perdu leur capacité d’adaptation, leur faculté de « composer avec » leur environnement ? Tant d'angoisse est-elle une fatalité statistique ?
Généralement, le constat est le suivant : ces personnes se sont trop adaptées à un environnement qui ne leur convient pas, qui déséquilibre leur balance énergétique, le plus souvent à leur insu : travail, lieu de vie, activités, famille, mode de vie, culture…
Réussir sa vie ?
Sur adaptation : un mal que l'on soupçonne tous mais qui reste tabou. En fait, ces personnes font des efforts soutenus et continus pour tenir le rôle du « type heureux » ; ressembler à cet employé idéal que souhaite leur patron, à cette image de femme idéale dont rêve le conjoint, à celle de l’enfant idéal que souhaite tout parent , à ce copain idéal auquel s'attendent les amis, etc, etc… pourquoi ? Pour, parait-il, réussir sa vie !!
Trop nous adapter, c'est certain nous rend malade. Considérons que c’est notre environnement qui est en cause, qui ne respecte pas ce que nous sommes. Mener une vie "normale", "comme tout le monde", en se disant "c'est pour tout le monde pareil", " je n'ai pas le choix", s’empresser de s’adapter à tout, voilà qui peut jouer de vilains tours.
« Si l’on vous demandait de passer le reste de votre vie dans une pièce où le taux d'oxygène est inférieur à ce dont vous avez besoin, accepteriez-vous de le faire? Si je vous demandais de vivre dans un univers dénué de sens, où le haut et le bas seraient inversés, où la noirceur représenterait la lumière, et la clarté, la nuit, accepteriez-vous d'y passer toute votre vie? Si je vous enfermais dans une grande cage métallique où des chocs électriques vous seraient administrés arbitrairement, accepteriez-vous de vous laisser faire?… Alors pourquoi tant de gens acceptent-ils de vivre tout cela dans nos sociétés d'aujourd'hui? » (« Le principe du petit pingouin » de Denis Doucet).
Trop chercher à nous adapter à une société «malade » sur bien des points, peut nous rendre malade nous aussi.
La question est donc bien de choisir entre :
- nous sur adapter (à l’aide de médicaments pour mieux survivre dans un environnement... souvent professionnel devenu invivable) et en souffrir
- ou assumer et satisfaire plus ouvertement nos besoins/motivations/aspirations profondes.
Résistances
La sur adaptation, c'est d'abord une « manipulation » collective à laquelle nous sommes soumis jour après jour. Cesser collectivement de nous sur adapter à tout et à rien, cesser de tolérer n’importe quoi c'est-à-dire faire des choses qui vont à l’encontre de notre nature. C’est important pour nous, mais surtout pour apprendre à nos enfants que faire 'toujours plus avec moins' se fait trop souvent au détriment de soi.
Comment augmenter sa vitalité ?
Par une compréhension plus juste et équilibrée du verbe « s’adapter ».
En développant une philosophie de vie basée sur le respect de soi, en devenant beaucoup plus attentif à ses besoins véritables. Pas de recette-miracle ! Seulement prendre le temps de se retirer en soi, de s’écouter, de reconnaitre ce qui compte vraiment pour soi, de décider comment satisfaire ses besoins.
En développant une philosophie de vie basée sur le respect de soi, en devenant beaucoup plus attentif à ses besoins véritables. Pas de recette-miracle ! Seulement prendre le temps de se retirer en soi, de s’écouter, de reconnaitre ce qui compte vraiment pour soi, de décider comment satisfaire ses besoins.
En apprenant à repérer très consciemment jusqu’où je m’adapte à mon environnement et à partir de quel moment je suis en sur adaptation.
«Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel.» (C. Belguise)
Automne est une saison-ressource pour cette introspection.
Pour que, cet hiver le travail se fasse sous la terre, au plus profond de vous, et qu’au printemps, telle la sève irrigant l’arbre, une belle énergie renouvelée fasse éclater les bourgeons de VOS projets !
25 octobre 2010
Choisir un coach professionnel
Régulièrement, je suis interpellée par des personnes qui critiquent sévèrement le coaching ; par méconnaissance et parfois encore, sur la base fondée de rencontres ou d’expériences qui, malgré une exigence de professionnalisation croissante des coachs, ne sont pas alignées sur les standards de la profession. Lorsqu’il y a presque 10 ans, j’ai choisi d’exercer mon métier à la marge de l’entreprise, je ne voulais pas prêter attention à ce type de remarque : « Patience, me disais-je, le marché fera le tri ». J’avais tort ; à l’époque, il n’en avait pas vraiment les moyens.
Aujourd’hui les critères de sélection pour choisir son coach existent. Le premier est l’adhésion à une association professionnelle de coaching (en France principalement SFCoach, AEC/EMCC , ICF , FFC Pro) qui garantit un cadre déontologique à l’exercice de la profession et constitue un recours juridique pour le client.
Les standards de la profession tels que définis par les associations professionnelles requièrent de la part du coach :
- bien évidemment d’avoir suivi un cursus de formation certifiant ou diplômant (généralement pluridisciplinaire) et d’être dans un processus d’apprentissage continue
- d’avoir une pratique éprouvée de l’accompagnement (statut professionnel, nombre d’heures d’accompagnement, etc…)
Mais aussi et surtout pour les coachs confirmés :
- d’avoir une connaissance approfondie des organisations ; des contraintes économiques, des logiques de gestion, des politiques de management, des tensions, des jeux de pouvoir qui s’exercent sur le libre arbitre de leurs clients
- d’avoir effectué un travail approfondi sur soi, terminé ou en cours (travail généralement de nature analytique)
- d’avoir un lieu de supervision, « pilier de la construction identitaire » de tous les professionnels de l’accompagnement des individus (coachs, psychologues, psychanalystes, travailleurs sociaux).
De l’accompagnement de soi à l’accompagnement de l’autre
La supervision d’un coach par un autre coach ou thérapeute plus expérimenté est un espace pour travailler, à travers l’examen de situations de coaching, sur les conditions d’exercice de son métier : éthique, cadre, posture, relation, … La supervision permet de transformer les difficultés rencontrées en ressources, de permettre au praticien de faire les prises de conscience qui lui donnent confiance dans ses capacités à accompagner son client, avec ses doutes et ses limites.
Parce qu’un coach est une personne avec son histoire et ses blessures ; et qu’il est nécessaire de repérer ses propres projections pour ne pas entraver le déroulement du coaching.
Parce que l’accompagnement est bien plus qu’une accumulation « d’outils » ; l’essentiel se joue dans la relation que le coach et son client vont tisser. C’est la densité de la présence du coach, la qualité de la relation qu’il instaure, cette « immersion dans la relation vive à autrui » cadrée dans l’alliance spécifique que se situe la puissance du travail de coaching.
A tous ceux, coachs ou clients qui veulent en savoir plus cette exploration, je recommande la lecture d’un ouvrage collectif « Le grand livre de la supervision » édité sous la direction d’Emilie Devienne, qui rassemble les réflexions d’une vingtaine de superviseurs.
Il contribue largement à lever le voile sur une part intime du travail du coach. Et je ne suis surement pas la seule à espérer qu’il aidera les clients à faire preuve d’exigence dans le choix de leur coach.
21 octobre 2010
De la reconversion professionnelle
Mais combien sont-ils à réaliser leur rêve ? Combien de réussites, d’échecs et de changement de plans ? Aucune statistique officielle sur le sujet. Chose inhabituelle, les seuls chiffres dont nous disposons (enquête Monster) concernent les rêves, et non les faits.
- Les salariés européens seraient 74 % à songer à une reconversion,
- 8 % se déclarent satisfaits de leur carrière actuelle.
Le désir de fuite semble donc être la chose la mieux partagée au travail ! Et la crise économique, loin de décourager les candidats, semble même précipiter les réorientations professionnelles volontaires. Lorsque l’environnement devient mouvant et n’assure plus un minimum de sécurité, autant faire ce dont on a vraiment envie et , rêvons grand ! … être payé pour ce qu’on aime faire !
Est-ce le signe d’un véritable mouvement social ? Certains sociologues semblent le confirmer. L'effondrement des institutions tutélaires telles que la Famille, l'Etat, l'Eglise, l'Armée, les Syndicats bouleverse les schémas traditionnels et pousse chacun à « devenir lui-même », en dehors de ces constructions collectives, ce qui ne s'est jamais produit dans l'histoire. La réorientation professionnelle n’est souvent qu’un moyen d’assouvir un désir plus profond : la réalisation de soi.
Les projets de nos clients sont divers et variés : devenir son propre patron, voyager, créer son activité, faire de sa passion une source de revenus, s’installer à la campagne, tous obéissent à la même logique : prendre sa vie en main, agir plutôt que subir, s’assumer, s’épanouir.
Pour autant, la réorientation professionnelle n’est pas « un long fleuve tranquille »
Pour la plupart des gens, le désir de changement est fondamentalement ambivalent : on cherche à rompre, mais avec quoi ? Avec son métier, avec son environnement, avec son passé ? Et pour aller vers où, vers quoi, pourquoi ?
Des questions existentielles se greffent sur le projet professionnel amenant de la confusion interne. Souvent une crise professionnelle, familiale ou personnelle (nouvelle organisation du travail, divorce, arrivée d’un enfant, maladie,…) fait monter encore la pression et sert de déclencheur. C’est généralement à ce stade que nos clients souhaitent être accompagnés dans leur décision et leur transition.
Cette crise ouvre un espace de liberté. Le désir de mettre au diapason convictions personnelles et mode de vie. . « Il y a encore dix ans, rappelle C. Négroni, l’idée de reconversion professionnelle n’était pas entrée dans le champ social. On parlait seulement de reconversion industrielle. Or, l’idée de reconversion professionnelle, qui s’est imposée aujourd’hui, va bien au-delà du changement biographique. Elle porte en elle l’idée de conversion, de retour à soi, de rencontre avec une partie de soi-même, d’où débouchera, peut-être, une importante transformation. »
S’engager réellement
Quel est le risque à attendre autant d’un changement de cap ? Se trouver soi-même en changeant de métier, est ce une illusion ? À trop espérer, à trop s’investir, que risque-t-on ? « C’est comme dans une histoire d’amour, explique cette ancienne employée dans l’administration reconvertie dans l’hôtellerie. Au début, tout est beau, tout est rose. On idéalise sa nouvelle vie, on en nie les défauts, on se dit que c’est la plus belle chose qui nous soit arrivée. Puis vient le moment de la désillusion. Rien ne va plus, l’argent ne rentre pas, le métier n’est pas si réjouissant. Les crises se succèdent, on s’énerve, on pleure, on désespère. Il faut rompre à nouveau, admettre qu’on s’est trompé, revenir en arrière. Ou alors, il faut prendre la décision de s’engager réellement, en connaissance de cause, et accepter qu’à la phase initiale de passion aveugle succède une phase de maturation vers un projet professionnel raisonnable pour les autres et acceptable pour soi. »
En tant que coach, j’ai l’habitude de dire qu’il faut 5 ans pour trouver sa nouvelle place. Il y a des moments de doute, des oscillations entre persévérer ou se retirer, des chemins de traverse à prendre, des renoncements à faire, parfois une changement identitaire à vivre… mon métier consiste à vous aider à passer le gué plus rapidement et en sécurité.
Reconfiguration de notre société ou pas, tout ceci n’a pour autant rien d’hypermoderne. À la fin de l’automne 1902, Franz Kappus hésite à délaisser la carrière militaire pour embrasser la vocation d’écrivain. Il cherche une réponse auprès du poète Rainer Maria Rilke. « Votre regard est tourné vers l’extérieur, et c’est d’abord cela que vous ne devriez désormais plus faire, répond R.M. Rilke. Personne ne peut vous conseiller ni vous aider, personne. Il n’y a qu’un seul moyen : plongez en vous-même (…). Avant toute chose, demandez-vous à l’heure la plus tranquille de votre nuit : est-il nécessaire que j’écrive ? Creusez en vous-même en quête d’une réponse profonde. Et si elle devait être positive, si vous étiez fondé à répondre à cette question grave par un puissant et simple : “Je ne peux pas faire autrement”, construisez alors votre existence en fonction de cette nécessité. »(Lettres à jeune poète, Paris, le 17 février 1903).
Par-delà les époques et les frontières, le conseil de R.M. Rilke reste d’actualité.
17 octobre 2010
le "blues du dimanche soir"
"Blues du dimanche soir", fatigue chronique, insomnies, culpabilité, difficultés de concentration, émotivité exacerbée, perte d'estime de soi et de confiance en soi, et souvent, en corollaire, consommation accrue de tabac et d’alcool, mal de dos, ulcère, troubles cardiovasculaires, envie de tout plaquer…
Derrière les chiffres et les statistiques des « risques psychosociaux », que voit on sur le terrain ? Des crises subites : le responsable de supermarché qui s’effondre tout à coup en larmes dans le bureau du médecin du travail ou de ce salarié qui « pète les plombs » en insultant son collègue de travail. Mais aussi un mal plus discret, plus intime : des nuits agitées, des colères rentrées, des moments de blues lorsque, le soir venu, on rentre du travail, vidé. L' enseignant qui a peur de rentrer dans sa classe, l'infirmier dont les objectifs de productivité lui demande d'agir contre son éthique, le banquier qui ment sur le taux d'interet du pret consenti à un personne dejà surendettée, le chef de projet informatique qui rêve de devenir ébéniste ou tailleur de pierres. Autant d'événements qui constituent des "épreuves". C’est ici un obstacle à surmonter. Dans l’édition, les « épreuves » désignent autre chose : un manuscrit que l’on soumet à l’imprimeur. C’est le moment où un projet, une idée, un travail longuement mûri, se révèle enfin au grand jour. En ce sens, l’épreuve est aussi un moment révélateur.
Quels sont les enjeux ? Regardons le système fonctionner :
Notre niveau d’énergie conditionne la réalisation de nos projets,
La réalisation de nos projets influence l’image que nous avons de nous-mêmes, notre niveau d’estime de soi,
Notre niveau d’estime de soi pèse sur la qualité de notre relation aux autres,
La qualité de nos relations agit sur la qualité de notre vie,
La qualité de notre vie détermine notre niveau d’énergie…
Vous pouvez reprendre la lecture de ce paragraphe… le cercle vicieux se referme
Fuir, combattre, se soumettre … ?
Il y a plusieurs stratégies pour redonner du sens à son travail. Reconstruire le sens, c’est supprimer des conduites programmées pour en mettre en place de nouvelles, trouver d’autres sources de motivation et de plaisir, apprendre à dompter ses peurs et angoisses, établir de nouvelles relations avec ses collègues, reconfigurer sa place dans l’entreprise. C’est un véritable puzzle existentiel qu’il faut remonter et où chaque pièce doit retrouver sa place.
Que faire individuellement ?
Retrouver son pouvoir d’agir. Un coté heureusement plus rose ! L’issue est toujours optimiste ; il suffit bien souvent de se poser, de se recentrer, de renoncer et …d’oser !
Beau programme, non ?
Seul(e) ?
Les personnes qui vivent ces difficultés au travail se croient seules et culpabilisent ...difficile de partager ces épreuves avec ses proches ou ses collègues… le rôle des professionnels qui les accompagnent avec bienveillance, sécurité et exigence est de libérer la parole pour qu'ensemble nous recouvrions le pouvoir de créer les conditions favorables à la "réemergeance" du sens du travail.
Derrière les chiffres et les statistiques des « risques psychosociaux », que voit on sur le terrain ? Des crises subites : le responsable de supermarché qui s’effondre tout à coup en larmes dans le bureau du médecin du travail ou de ce salarié qui « pète les plombs » en insultant son collègue de travail. Mais aussi un mal plus discret, plus intime : des nuits agitées, des colères rentrées, des moments de blues lorsque, le soir venu, on rentre du travail, vidé. L' enseignant qui a peur de rentrer dans sa classe, l'infirmier dont les objectifs de productivité lui demande d'agir contre son éthique, le banquier qui ment sur le taux d'interet du pret consenti à un personne dejà surendettée, le chef de projet informatique qui rêve de devenir ébéniste ou tailleur de pierres. Autant d'événements qui constituent des "épreuves". C’est ici un obstacle à surmonter. Dans l’édition, les « épreuves » désignent autre chose : un manuscrit que l’on soumet à l’imprimeur. C’est le moment où un projet, une idée, un travail longuement mûri, se révèle enfin au grand jour. En ce sens, l’épreuve est aussi un moment révélateur.
Quels sont les enjeux ? Regardons le système fonctionner :
Notre niveau d’énergie conditionne la réalisation de nos projets,
La réalisation de nos projets influence l’image que nous avons de nous-mêmes, notre niveau d’estime de soi,
Notre niveau d’estime de soi pèse sur la qualité de notre relation aux autres,
La qualité de nos relations agit sur la qualité de notre vie,
La qualité de notre vie détermine notre niveau d’énergie…
Vous pouvez reprendre la lecture de ce paragraphe… le cercle vicieux se referme
Fuir, combattre, se soumettre … ?
Il y a plusieurs stratégies pour redonner du sens à son travail. Reconstruire le sens, c’est supprimer des conduites programmées pour en mettre en place de nouvelles, trouver d’autres sources de motivation et de plaisir, apprendre à dompter ses peurs et angoisses, établir de nouvelles relations avec ses collègues, reconfigurer sa place dans l’entreprise. C’est un véritable puzzle existentiel qu’il faut remonter et où chaque pièce doit retrouver sa place.
Que faire individuellement ?
Retrouver son pouvoir d’agir. Un coté heureusement plus rose ! L’issue est toujours optimiste ; il suffit bien souvent de se poser, de se recentrer, de renoncer et …d’oser !
Beau programme, non ?
Seul(e) ?
Les personnes qui vivent ces difficultés au travail se croient seules et culpabilisent ...difficile de partager ces épreuves avec ses proches ou ses collègues… le rôle des professionnels qui les accompagnent avec bienveillance, sécurité et exigence est de libérer la parole pour qu'ensemble nous recouvrions le pouvoir de créer les conditions favorables à la "réemergeance" du sens du travail.
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