"J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer" (Michel Ange)



17 octobre 2010

le "blues du dimanche soir"

"Blues du dimanche soir", fatigue chronique, insomnies, culpabilité, difficultés de concentration, émotivité exacerbée, perte d'estime de soi et de confiance en soi, et souvent, en corollaire, consommation accrue de tabac et d’alcool, mal de dos, ulcère, troubles cardiovasculaires, envie de tout plaquer…

Derrière les chiffres et les statistiques des « risques psychosociaux », que voit on sur le terrain  ? Des crises subites : le responsable de supermarché qui s’effondre tout à coup en larmes dans le bureau du médecin du travail ou de ce salarié qui « pète les plombs » en insultant son collègue de travail. Mais aussi un mal plus discret, plus intime : des nuits agitées, des colères rentrées, des moments de blues lorsque, le soir venu, on rentre du travail, vidé. L' enseignant qui a peur de rentrer dans sa classe, l'infirmier dont les objectifs de productivité lui demande d'agir contre son éthique, le banquier qui ment sur le taux d'interet du pret consenti à un personne dejà surendettée, le chef de projet informatique qui rêve de devenir ébéniste ou tailleur de pierres. Autant d'événements qui constituent des "épreuves". C’est ici un obstacle à surmonter. Dans l’édition, les « épreuves » désignent autre chose : un manuscrit que l’on soumet à l’imprimeur. C’est le moment où un projet, une idée, un travail longuement mûri, se révèle enfin au grand jour. En ce sens, l’épreuve est aussi un moment révélateur.

Quels sont les enjeux ? Regardons le système fonctionner :
Notre niveau d’énergie conditionne la réalisation de nos projets,
La réalisation de nos projets influence l’image que nous avons de nous-mêmes, notre niveau d’estime de soi,
Notre niveau d’estime de soi pèse sur la qualité de notre relation aux autres,
La qualité de nos relations agit sur la qualité de notre vie,
La qualité de notre vie détermine notre niveau d’énergie…

Vous pouvez reprendre la lecture de ce paragraphe… le cercle vicieux se referme

Fuir, combattre, se soumettre … ?
Il y a plusieurs stratégies pour redonner du sens à son travail. Reconstruire le sens, c’est supprimer des conduites programmées pour en mettre en place de nouvelles, trouver d’autres sources de motivation et de plaisir, apprendre à dompter ses peurs et angoisses, établir de nouvelles relations avec ses collègues, reconfigurer sa place dans l’entreprise. C’est un véritable puzzle existentiel qu’il faut remonter et où chaque pièce doit retrouver sa place.

Que faire individuellement ?
Retrouver son pouvoir d’agir. Un coté heureusement plus rose ! L’issue est toujours optimiste ; il suffit bien souvent de se poser, de se recentrer, de renoncer et …d’oser !
Beau programme, non ?

Seul(e) ?
Les personnes qui vivent ces difficultés au travail se croient seules et culpabilisent ...difficile de partager ces épreuves avec ses proches ou ses collègues… le rôle des professionnels qui les accompagnent avec bienveillance, sécurité et exigence est de libérer la parole pour qu'ensemble nous recouvrions le pouvoir de créer les conditions favorables à la "réemergeance" du sens du travail. 

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