Automne est là, avec ses odeurs de forêt, ses langueurs et ses « coins du feu » douillets ; une invitation, comme la sève redescend dans l’arbre, à se retirer en soi.
Depuis des années, je travaille sur la notion de capital-énergie.
Connaitre et savoir utiliser ses sources d’énergie positive, les pensées/ activités/ personnes qui nous donnent « du jus ». Identifier ses fuites d’énergie, les pensées/ activités/ personnes qui « nous pompent » ; chacun d’entre nous a sa propre supply chain énergétique, ses propres équilibres ou déséquilibres qui influencent directement notre état émotionnel et donc notre façon d’être au monde.
Pourquoi cette notion ? Parce que (ne nous leurrons pas !), il ne suffit pas d’avoir une bonne hygiène de vie (nourriture, sommeil, sport) pour que tout aille bien dans nos vies. Notre vitalité, notre santé reposent aussi sur notre capacité à satisfaire nos besoins profonds c'est-à-dire à respecter notre propre nature.
Nous sommes tous sur-adaptés
Combien de personnes connaissez-vous qui peuvent se vanter de vraiment éprouver une pleine joie de vivre? Pas beaucoup de nos jours. La plupart "fonctionnent" en s’adaptant à leur environnement : parvenir (à peu près) à faire son travail, à payer ses factures, à afficher un sourire « clic-clac » en croisant un voisin au centre commercial et, pour les plus chanceux, aller passer 2 semaines par an au soleil. Pas vraiment ce qu’on appelle le bonheur …
Le film de Yves Lartigau "L'homme qui voulait vivre sa vie" qui sort cette semaine illustre parfaitement cette façon de vivre à coté de sa vie.
Le film de Yves Lartigau "L'homme qui voulait vivre sa vie" qui sort cette semaine illustre parfaitement cette façon de vivre à coté de sa vie.
Dans le film, c'est un accident qui crée la rupture. Le plus souvent, mal-être, stress, perte de sens, addictions, antidépresseurs et autres drogues légales, …ces personnes auraient-elles perdu leur capacité d’adaptation, leur faculté de « composer avec » leur environnement ? Tant d'angoisse est-elle une fatalité statistique ?
Généralement, le constat est le suivant : ces personnes se sont trop adaptées à un environnement qui ne leur convient pas, qui déséquilibre leur balance énergétique, le plus souvent à leur insu : travail, lieu de vie, activités, famille, mode de vie, culture…
Réussir sa vie ?
Sur adaptation : un mal que l'on soupçonne tous mais qui reste tabou. En fait, ces personnes font des efforts soutenus et continus pour tenir le rôle du « type heureux » ; ressembler à cet employé idéal que souhaite leur patron, à cette image de femme idéale dont rêve le conjoint, à celle de l’enfant idéal que souhaite tout parent , à ce copain idéal auquel s'attendent les amis, etc, etc… pourquoi ? Pour, parait-il, réussir sa vie !!
Trop nous adapter, c'est certain nous rend malade. Considérons que c’est notre environnement qui est en cause, qui ne respecte pas ce que nous sommes. Mener une vie "normale", "comme tout le monde", en se disant "c'est pour tout le monde pareil", " je n'ai pas le choix", s’empresser de s’adapter à tout, voilà qui peut jouer de vilains tours.
« Si l’on vous demandait de passer le reste de votre vie dans une pièce où le taux d'oxygène est inférieur à ce dont vous avez besoin, accepteriez-vous de le faire? Si je vous demandais de vivre dans un univers dénué de sens, où le haut et le bas seraient inversés, où la noirceur représenterait la lumière, et la clarté, la nuit, accepteriez-vous d'y passer toute votre vie? Si je vous enfermais dans une grande cage métallique où des chocs électriques vous seraient administrés arbitrairement, accepteriez-vous de vous laisser faire?… Alors pourquoi tant de gens acceptent-ils de vivre tout cela dans nos sociétés d'aujourd'hui? » (« Le principe du petit pingouin » de Denis Doucet).
Trop chercher à nous adapter à une société «malade » sur bien des points, peut nous rendre malade nous aussi.
La question est donc bien de choisir entre :
- nous sur adapter (à l’aide de médicaments pour mieux survivre dans un environnement... souvent professionnel devenu invivable) et en souffrir
- ou assumer et satisfaire plus ouvertement nos besoins/motivations/aspirations profondes.
Résistances
La sur adaptation, c'est d'abord une « manipulation » collective à laquelle nous sommes soumis jour après jour. Cesser collectivement de nous sur adapter à tout et à rien, cesser de tolérer n’importe quoi c'est-à-dire faire des choses qui vont à l’encontre de notre nature. C’est important pour nous, mais surtout pour apprendre à nos enfants que faire 'toujours plus avec moins' se fait trop souvent au détriment de soi.
Comment augmenter sa vitalité ?
Par une compréhension plus juste et équilibrée du verbe « s’adapter ».
En développant une philosophie de vie basée sur le respect de soi, en devenant beaucoup plus attentif à ses besoins véritables. Pas de recette-miracle ! Seulement prendre le temps de se retirer en soi, de s’écouter, de reconnaitre ce qui compte vraiment pour soi, de décider comment satisfaire ses besoins.
En développant une philosophie de vie basée sur le respect de soi, en devenant beaucoup plus attentif à ses besoins véritables. Pas de recette-miracle ! Seulement prendre le temps de se retirer en soi, de s’écouter, de reconnaitre ce qui compte vraiment pour soi, de décider comment satisfaire ses besoins.
En apprenant à repérer très consciemment jusqu’où je m’adapte à mon environnement et à partir de quel moment je suis en sur adaptation.
«Dans le silence et la solitude, on n’entend plus que l’essentiel.» (C. Belguise)
Automne est une saison-ressource pour cette introspection.
Pour que, cet hiver le travail se fasse sous la terre, au plus profond de vous, et qu’au printemps, telle la sève irrigant l’arbre, une belle énergie renouvelée fasse éclater les bourgeons de VOS projets !
