Au chapitre Oser
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J'adore !
BIENVENUE sur le blog de Sylvie Sougey - faciliter les métamorphoses individuelles et collectives des hommes et des femmes au travail.
"J'ai vu un ange dans le marbre et j'ai seulement ciselé jusqu'à l'en libérer" (Michel Ange)
31 mai 2011
19 janvier 2011
Quel travail dans 20 ans ?
« Quel travail dans 20 ans ? »
Tel est le thème de l'étude prospective conduit par Aravis/Anact auprès de 80 acteurs de la région Rhône-Alpes.
Il s'en dégage 5 scénarios :
1- La fin des collectifs est une judiciarisation des relations professionnelles.
Un désengagement progressif de l'Etat et des collectivités territoriales de la politique de soutien au développement économique qui conduit les entreprises à renforcer leur compétitivité. On assiste à une marchandisation du travail avec un modèle de contractualisation client/fournisseur qui supplée le classique contrat employeur/salarié, une individualisation extrême du travail et des processus de régulation sociale qui se déplacent des syndicats vers les tribunaux.
2 - La responsabilité sociétale
Le sentiment d'une crise de système se répand avec les dysfonctionnements du monde du travail et se conjugue à un mouvement de fond éthique et responsable plus positif pour faire évoluer les modes de gouvernance et créer de nouveaux équilibres.
Le nouveau contrat économique s'articule autour de la contribution active de tous les acteurs publics et privés en matière d'emploi, de formation mais aussi de santé, de transport, de vie sociale dans des logiques d'inclusion sociale.
3- Des normes à tous les niveaux
Après une crise sociale d’envergure, l’État reprend la main dans un cadre européen et impose un modèle socio-économique répondant à la demande de « sécurité sociale » des populations.
On assiste à une standardisation des modèles de gestion imposés aux directions d’entreprise et aux salariés assortis de pénalités en cas de manquement de respect aux règles. Les réseaux sociaux servent de lieu de contestation à un contrôle social vécu comme trop pesant par une partie de la population.
4 – Le devoir de travail
Face à l’intensification de la concurrence économique internationale, les entreprises cherchent la solution dans une recherche effrénée de productivité. L’urgence et l’immédiateté les conduisent à transformer les ressources humaines en variables d’ajustement. Le travail est une contribution obligatoire pesant sur les individus avec différents niveaux d’incitation et de sanction.
Les pouvoirs publics mettent en œuvre une politique de soutien aux entreprises leader. L’emploi se répartit entre les « intégrés » et les « exclus ». La question de l’emploi prend le pas sur la question des conditions de travail. Les pouvoirs publics mettent alors en place le revenu minimum d’existence.
5- Produire hors emploi
Nous assistons à la fracture d’une élite économique de travailleurs salariés et une nombreuse main d’œuvre d’appoint précaire. L’activité prend le pas sur le travail salarié avec des périodes professionnelles de transition qui s’allongent et se diversifient. Les liens familiaux/sociaux sont investis en priorité pour limiter les dépenses en instaurant des modes de fonctionnement de survie.
Pour lutter contre un risque d’éclatement social, les collectivités territoriales misent sur un véritable dialogue sociétal réunissant citoyens, entreprises, monde associatif, élus locaux…
Une étude intéressante qui renvoie chacun à sa responsabilité de citoyen dans la construction de ce monde en devenir.
Et vous, à quel scénario travaillez-vous, à votre échelle ?
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